There is no word in French for "entrepreneur" *

 

La cure "Beauté" de Nubio 

Depuis Septembre, j'ai été très occupée par mon tout premier projet d'entrepreneur(euse). A suivre les cours de la Paris Factory, j'ai le sentiment que c'est le premier d'une longue série - tous les entrepreneurs seraient-ils des serial entrepreneurs ?


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Fin août, début septembre

 

Jeanne Balibar et Mathieu Amalric dans Fin août, début septembre d’Olivier Assayas

Fin août, début septembre : imaginer des subterfuges pour oublier que les vacances sont finies. Cette année, c’était l’inconnu qui m’attendait- aussi effrayant que l’école ou le mot « collègue » (ex-aequo avec « rentrée »).  

En rentrant de Stockholm, j’avais décidé que je détestais Paris [plan de fuite]. Un jeudi soir, fin août, nous nous sommes réconciliées, Paris et moi. Nous avons rendu les armes au Candelaria, autour d’un cocktail Lucien Gaudin*. En rejoignant le Nouveau Latina pour voir Fedora de Billy Wilder- tout était oublié, je l’aimais à nouveau. 


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Makers™ #3 : Cédric Casanova de La Tête dans les Olives

 

Photographie de Philippe Baumann

Dans les épisodes précédents de Makers in Paris, j’ai bu le meilleur café du monde chez Hippolyte Courty, rue du Nil et suis devenue addicted aux shared plates asiatisantes d’Haan, le chef du Marie CelestePour ce troisième entretien, je me suis adonnée à une pratique inédite : la dégustation d’huile d’olive, avec Cédric Casanova de la Tête dans les Olives.

Attablée au conservatoire avec le pétulant maître des lieux- pour être plus tranquille que dans la boutique– nous avons discuté d’olives, bien sûr, de pêcheurs-paysans et du Cirque du Soleil (Cédric est un ancien funambule), tout en grignotant de petites gourmandises moelleuses aux amandes, confectionnées par le papa de Franco, en Sicile.

 


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Hej* Stefano, tu tires ou tu pointes ?

 

Statue du Millesgarden, Stockholm (Lomo LC-A+)

Ecrire sur les vacances, une fois qu'elles sont finies, a un petit côté pénible. Peut-être les souvenirs se fanent-ils à force d'être racontés. "Et toi, tes vacances ?" 

- La projection - 

Les vacances, je préfère les savourer à l'avance. Il faisait encore très froid à Paris quand j'ai été émue par un article sur l'agriturismo I Due Ghiri dans le Kinfolk du mois de mars. J'ai planifié sur-le-champ quelques jours là-bas en août. Pendant des mois, j'ai pu rêver des soirées d'été dans la ferme de Stefano et Gaïa, des plats partagés dans le jardin et des randonnées à Cinque Terre.


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Makers™ #2 : Haan Palcu-Chang du Mary Celeste

 

Photo d'Anaëlle Blanchard

 

Haan is Mary Celeste’s talented young chef. Half chinese, half romanian, he grew up in Toronto. His love for food drove him in many kitchens all around the  world, in Korea, Denmark and finally Paris. Han is pretty released that the oyster months are over to celebrate raw fish in little plates for sharing- along with one of Carlos cocktails. 

 

What are you doing in Paris?

I am the chef at the Mary Celeste and I have been here for about 7 months. Things seem to be going pretty well…so far.

 

Why did you come here?

Well, I came here because I wanted to learn French food actually, and this job came and I am not cooking French food, voilà! My first job was in a Thai restaurant, one of the best in Canada. After that I went cooking in Copenhagen for another year and a half. I was cooking in a place called Kiin Kiin, the only Michelin star Thai restaurant. So my background is Asian food. 


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Makers™ #1 : Hippolyte Courty de L'Arbre à Café

 

 

Hippolyte Courty est le fondateur de L’Arbre à Café. Il part lui-même dénicher des cafés dont les arômes racontent des histoires de terres, d’hommes et de rencontres. La boutique de L’Arbre à Café, ouverte aux particuliers comme aux professionnels, est située dans la bouillonnante rue du Nil. Elle côtoie Terroirs d’Avenir, sa boucherie, sa poissonnerie et Frenchie, son bar à vins et son futur take-away.

A peine arrivé, Hippolyte s’installe aux commandes de ses machines, triture quelques boutons et me remet une tasse à espresso* pas remplie d’un breuvage noir- ce n’est pas du café mais du chocolat, serré, intense et doux à la fois, long en bouche. L’interview peut commencer.


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Urban architecture - No Tourism® part. 3

 

Photographie de Michael Wolf

N'ayant pas fait partie des petits groupes de l'école qui partaient rouler en Hollande- et marquée par les propos d'un ami, comparant Amsterdam à un "Disneyland pour adultes", je n'avais pas encore découvert cette ville.

Pourtant, j'avais déjà fait un petit séjour hollandais, à La Haye- pas pour le tribunal mais un festival d'art plutôt underground où le père d'un ami lituanien exposait. Je me rappelle la maison de nos hôtes, à la décoration délicate et foutraque à la fois- et la baignoire dans l'entrée, qui exposait le baigneur et celui qui ouvrait la porte à un moment de gêne drolatique. Ce détail était pour moi exotique, et bien qu'un peu perturbant, très cool.


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De trop longues vacances

 

*Styled by Adam howe x Oki-Ni

Le titre du roman de Jean Jacques Greif, De trop longues vacances, m'a toujours fait un petit peu frissonner. Au lieu de rentrer à la maison à la fin des vacances d'été, Jacob, le héros du roman reste en colonie de vacances. Paris vient d'être envahi par les Allemands, et Jacob est juif. 

Quand j'étais enfant, j'avais toujours peur de louper la rentrée. Je faisais partie des rares enfants de ma petite ville balnéaire à partir pendant toutes les vacances d'été- mes parents aimaient l'aventure et nous partions sur les routes de France et d'Europe, avec nos vélos ou nos sacs à dos.


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(Local) Food Reporter

 

Collage de Julie Lee

C'est un peu déroutant de pouvoir tout d'un coup organiser mon emploi du temps à ma guise et d'avoir le loisir d'y glisser à peu près tout ce dont j'ai envie- c'est à dire des milliers de choses.

Parfois, je me demande où mes élans vont me mener, si je ne devrais pas choisir mon camp : écolo militante ou consommatrice à l'affût des dernières tendances ?  Dans une même journée, j'ai assisté à une formation Terre de Liens (aide à l'installation de paysans en bio), passé un entretien pour une marque de cosmétiques ni bio ni durable et ai couru à une vente privée Claudie Pierlot dans l'espoir d'y trouver les dernières collaborations pour les trente ans de la marque. (Oh, le top Clotilde d'Urso et la robe Thomsen, je les veux). J'ai été très déçue de ne trouver que des vieilles pièces datant de la saison dernière (was !?). Fière de repartir sans rien acheter, j'ai bien entendu tu les vraies raisons.


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No Tourism® part. 2 : Londres

 

Photographie d'Eliott Erwitt

Je n'étais pas retournée à Londres depuis une escapade hivernale en deuxième année de classe prépa, où, pour tromper la grisaille et une compagnie un peu douteuse, je m'adonnais à un shopping effréné à coup de carte bleue, faisant fi des taxes. Le crash financier fut tel que je ne n'osais plus remettre les pieds dans la capitale anglaise pendant des années.


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Mars en quatre lettres

 

Photo de Julia Hetta, qui signe dans le Monde Magazine de 22 mars une série de photos fascinantes, semant des bijoux au milieu de natures mortes.

J'ai eu beaucoup de temps pendant ce mois de mars, voici l'essence de mes semaines un peu grises. 

C comme Cinéma : 

J'ai aimé Wadjda et No! ce mois-ci.

Wadjda n'est pas une histoire vraie. Les personnages de Wadjda sont des personnages de conte. Ils représentent chacun des facettes d'une société où les filles n'ont pas le droit de faire du vélo (et pas grand chose, en fait, à part se marier et psalmodier le coran). L'histoire vraie est celle de la réalisatrice, Haifa Al Mansour, qui a réussi à tourner son film à Ryiad (et donc diriger une équipe d'hommes). Son film n'a pas été censuré- grâce à la subtile retenue des propos qui fait toute son originalité. 


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No Tourism® à Rome

 

Photo : Pélerine en parka (Rome, janvier 2013)

Quand je pars en voyage, je déteste me retrouver avec d'autres touristes. Faire la même chose que ces milliers  d'autres individus, dont la plupart préféreraient sans doute être ailleurs. Chez eux par exemple.

Je ne fais pas une ville ou un pays -je me retiens de grogner quand j'entends les gens dire qu'ils ont fait la côte Ouest des Etats-Unis, ou l'Italie par exemple. Ce que j'aime quand je pars, ce sont ces moments inattendus et pleins d'émotion - dont les souvenirs surgissent tout de suite à l'évocation de l'endroit. 


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Arrgh, #Hellofresh c'est terminé

 

*Photo de Paul Rousteau prise lors du premier shooting que j'ai organisé pour HelloFresh.

Le blog a été déserté lorsque j'ai pris mes fonctions chez HelloFresh il y a un peu plus d'un an. Et je le reprends aujourd'hui parce que l'aventure vient de s'achever. Chic (pour le blog, hein).


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Uniforme d'hiver

 

Couverture Nylon Septembre 2002

Lors de mes très longs trajets pendulaires l’année passée- j’en serai épargnée en 2012, alleluia- il m’arrivait d'être absorbée dans la lecture d'un texte au point d’en louper mon arrêt. Quand j’ai lu l’interview de Christophe Lemaire dans les Inrocks « S’habiller, ce n’est pas futile », j’ai eu l’impression que sa vision de la mode et du vêtement correspondait très fort à la mienne. Cette révélation ne m’a pas fait manquer La Défense mais je flottais un peu sur le chemin du travail, toute absorbée dans ma réflexion. 


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Episode 3 : Polissonneries polyphoniques

 

Ca lui disait moyen, l’expo Paul Klee Polyphonies à la Cité de la Musique.

Moi, je m’étais rappelé la reproduction du Poisson d’Or de Paul Klee dans la maison où j’ai grandi et j’avais très envie d’y aller.  Je devais trouver le moyen de l’appâter.


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Episode 2 : un samedi matin avec Dee

 

Dee) ayant vu la foule se ruer à l’expo Diane Arbus le dimanche précédent, nous convînmes de nous retrouver assez tôt le samedi , à 10 h 30 – compte-tenu de  la paresse fatigue des poules du Canal Saint Martin, n’ayant d’égale que celle des poulettes audoniennes (i.e from Saint-Ouen pour les non initiés). 

Zzzz.

Le coq du Canal Saint Martin se lève très tôt, mu par un étrange ressort pour aller taper le ballon.

Zzzz.


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Regarde l'épisode pilote

 

Avant, je n’avais pas de tivi, ce qui rendait la potatoe couch attitude devant des séries mal aisée : il fallait trouver un site de streaming autorisé, télécharger des logiciels (ça coinçait souvent pour mon mac), et  surtout, se contenter de 55 minutes de visionnage.

L'acharnement n'étant pas ma principale caractéristique, je me décourageais souvent en cours de route (pour mon bien).

Hélas (?), il a introduit la tivi dans notre logis. Alors, pour éviter de passer mes soirs et week-ends sous la couette à regarder des séries tivi addictives, j’écris des pitch- et les vis surtout, pour tenter de m’éloigner de mon plaid très doux -et de  The Good Wife.


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Je rentre à la maison

 

Pour un dîner du dimanche soir avec Elise mon amie anglaise et Paula, mon amie argentine, nous avons choisi le Verre Volé, où elles ont goûté au rabbit- pour la première fois. Je ne suis pas sûre que l’essai fut so concluant. En dessert, nous avons partagé du gâteau aux noisettes glacé au fromage de chèvre. Celui qui l’avait préparé était très pressé de connaître notre verdict. Il a dû être content en cuisine. Puis je suis rentrée à la maison, de l’autre côté du pont. 


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